La mangue séché du Burkina Faso

La coopérative du Kénédougou

 

 

Nos mangues séchées sont cultivées, récoltées, découpées et séchées localement au Burkina Faso.

La préparation et le séchage des mangues sont réalisées au sein de notre coopérative partenaire située à Orodora, dans la région de Bobo Dioulasso, la deuxième villa la plus peuplée du Burkina Fasso après Ouagadougou. 

Notre partenaire à Bobo Dioulasso

C’est en 2021 que nous avons noué notre partenariat avec la COOPAKE, une des premières coopératives du pays à obtenir la certification bio et équitable au début des années 2000.

La COOPAKE, chapeautée par Souleyman est spécialisée dans la transformation de la noix de cajou, de la mangue séchée, du sésame, de la fleur d’hibiscus et agrumes.

La coopérative rassemble plus de 250 producteurs au Burkina Faso et emploie plus d’une centaine de femmes et d’hommes des villages voisins.

Les fruits de la coopérative COOPAKE sont d’une qualité remarquable, une qualité permise à la fois par le choix de chaque variété travaillée mais aussi par la maîtrise des procédés de séchage : un séchage artisanal à basse température pour conserver toutes les saveurs et qualités nutritionnelles.

La Variété Brooks

En Afrique de l’Ouest, il existe de nombreuses variétés de mangues : Améli, Kent, Keiit, Brooks, Lipens, etc…

Chez Casamance, nous avons sélectionné la variété Brooks. C’est une variété de mangue reconnaissable par sa couleur jaune orangé, sa faible acidité, un taux de sucre élevé et surtout une chaire peu fibreuse qui sont des atouts pour obtenir des fruits séchés de grande qualité.

De la mangue à la mangue séchée…

 

Le manguier est un grand arbre pouvant mesurer jusqu’à 25 mètres de hauteur. L’écorce de l’arbre est gris-brun foncé à noir. Ses feuilles sont fines et longues. La mangue est un fruit charnu avec une peau lisse et fine, assez résistante. Lorsque la mangue est mûre, ses couleurs peuvent varier selon sa variété : de couleur vert ou jaune et tâchetés de vert, rouge ou violet. Le noyau de la mangue est gros et aplati et contient une seule graine adhérente à la chaire.

Un manguier commence à produire des fruits à partir de sa 6ème année de vie et atteint sa production maximale à partir de la 10ème année et ce pendant une quarantaine d’année. Un arbre peut produire environ, à sa capacité maximale de production, environ 400 à 600 fruits.

La Récolte

La mangue est une culture annuelle. C’est à dire que la récolte a lieu une seule fois dans l’année. Au Burkina Faso, la récolte des mangues s’étend du mois de Mars au mois d’Août. Pour la variété Brooks, que l’on appelle variété « retard », la récolte se fait entre les mois de Juin et Août.

Les agriculteurs possèdent généralement des parcelles de petites tailles entre 1 et 2 ha. En agriculture biologique, un désherbage mécanique des parcelles est nécessaire pour préparer la période de récolte et dégager les manguiers.

Lorsque les mangues sont mûres, elles sont ramassées dans les arbres à l’aide de grandes perches. L’agriculteur n’attend pas la maturité finale de la mangue pour éviter qu’elle ne s’abime dans le transport ou qu’elle arrive trop mûre à la coopérative. Chaque semaine pendant la campagne des mangues, une collecte est organisée par la coopérative : les mangues fraîches sont pesées pour déterminer le prix et étiquetées pour assurer leur traçabilité. Le système de traçabilité imposé par le cahier des charges bio permet de connaître la parcelle exacte où a été produit chaque mangue.

Le Séchage

Le séchage est un long processus avec un peu d’étape. Tout d’abord, les mangues sont nettoyées, épluchées et découpées en lamelles dans un atelier dédié et respectant les normes agroalimentaires. Le parage des fruits est manuel.

Ensuite, vient l’étape de séchage. Le séchage se fait dans des séchoirs à gaz. Les lamelles de mangues sont disposées sur des claies en inox puis placées dans le séchoir. Le temps de séchage dure environ 15h à 18h. Pour un séchage le plus homogène possible, les claies sont permutées toutes les deux heures environ. Un séchoir peut contenir environ 100kg de mangues fraîches ce qui donnera environ 35kg de mangue séchées.

Le séchage long et à faible température (70°C) permet d’évaporer progressivement l’eau contenue dans les fruits par transfert de chaleur et d’eau sans en altérer les qualités nutritionnelles et gustatives.

Après séchage, les mangues séchées en lamelles sont déclayées, triées, pesées et conditionnées en sac de 2kg. Le conditionnement en sac assurera leur conservation et leur protection jusqu’à leur acheminement en France.

Les garanties

SECURITE DES TRAVAILLEURS ET DES ALIMENTS

Nous veillons à la sécurité des travailleurs et des travailleuses ainsi qu’à la sécurité des aliments en garantissant le port d’EPI chez le personnel (ports de gants, charlottes, blouse blanche, etc…) conformément à la réglementation du code du travail et alimentaire.

JUSTE REMUNERATION DES PRODUCTEURS

La Coopake est certifiée équitable par Max Havelaar. La certification équitable garantie une juste rémunération des producteurs et fixe un prix d’achat chaque année calculé en fonction de chaque région de production.

 

ACHEMINEMENT DES MANGUES SÉCHÉES PAR BATEAU

Les mangues séchées sont acheminées par bateau depuis Abidjan jusqu’à Bordeaux. Ce mode de transport est le moins coûteux en énergie mais ce n’est pas le plus rapide ! Il faut environ un mois et demi pour que la marchandise arrive au port de Bordeaux.

Impacts sociaux et économiques séchage des mangues en Afrique de l’ouest

Casamance
CRÉATION DE VALEUR AJOUTÉE

Les ateliers de séchage au Burkina Faso permettent d’offrir une seconde vie à la mangue produite en abondance en Afrique de l’Ouest et de lui donner une nouvelle forme, plus facile à transporter, à conserver et avec un prix au kilo plus élevé. L’étape de séchage permet aux Burkinabés d’exporter les mangues à l’international et de multiplier leur valeur par 3.

 

 

 

CRÉATION D’EMPLOIS

Un atelier de séchage peut employer des dizaines voir des centaines d’employés selon sa taille et sa capacité de production.

La filière mangue se déploie au Burkina Faso, elle représente environ 3% du PIB et constitue un levier de croissance économique majeur. Bien souvent, ce sont les femmes que effectuent les travaux agricoles (nettoyage, découpe des fruits, …). Ces emplois leur sont précieux, en effet ils leur permettent de s’émanciper du foyer familial. 

 

 

CRÉATION DE SAVOIRS-FAIRE

Créer un atelier, une usine c’est aussi créer des savoirs-faire. C’est enseigner et transmettre des gestes, des méthodes et de la rigueur, faire prendre conscience des enjeux économiques et sanitaires de l’industrie agroalimentaire et importer de la technologie de pointe.

Encourager la consommation des produits africains c’est aussi encourager toute une filière africaine à développer ses outils de production, c’est encourager au savoir et aux nouvelles méthodes, c’est tout simplement contribuer au développement des pays en plein développement.